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Nouvelle, mais Ancienne

par Oudom HENG

@HENG OudomCette photographie montre une ancienne maison qui a été divisée en quatre appartements, comme vous pouvez simplement le voir, grâce à ses quatre couleurs différentes. Il y a donc sans doute trois ou quatre propriétaires. Avec mon petit et vieil appareil de tous les jours, j’ai eu la chance d’avoir prendre cette photo par hasard à Pshar Chas, le vieux marché lors de ma visite pour voir mon père à la province de Siem Reap au Cambodge.

La raison qui m’a poussé à prendre cette photo, c’est premièrement, que cette maison me faisait penser toute suite à la décoration, à l’ancien style d’architecture et deuxièmement, son joli style me faisait l’aimer immédiatement. J’ai regardé cette photo plusieurs fois et j’ai beaucoup pensé. J’ai l’impression que cette maison a au moins trois propriétaires car elle a été divisée en quatre, jaune, blanche, marron et lotus. Tous les bâtiments font un commerce. La partie jaune est une épicerie dénommée Y Chou, la partie blanche est une pharmacie du nom Pshar Chas, et la troisième partie est un petit magasin de souvenirs portant le nom The Coiner.

Selon le style architecture, je crois que cette maison a été construite dans des années 60 ou sous le protectorat français. C’est rare pour moi, qui appartiens à la nouvelle génération de voir et de rencontrer les anciennes constructions car une des grande partie de ce patrimoine a disparue. A cause des démolitions, les anciens architectes khmers ont peur de voir disparaître leurs anciens styles d’architectures, un exemple réel, le grand père architecte khmer, Vann Molyvann a beaucoup regretté et souffert, et qui a été blessé émotionnellement de regarder ses œuvres disparaître, ou qui commencent à disparaître et qui seront démolies.

J’espère que les anciennes architectures khmers qui existent ne rencontreront plus la déconstruction, ni la démolition et que les nouvelles générations cambodgiennes pourront découvrir leurs villes, bâtiments et architectures comme les nouveaux parisiens et français ont la chance de regarder le plan et l’architecture de Paris qui est le style de l’Haussmanniens, qui date de l’époque de Georges Eugène Haussmann (1809-1891) qui était le préfet.

Merci, Scolari et Pauline Ascencio pour m’avoir aider à éditer ce texte.
Cet article est pour le concours de photo national à Phnom Penh, Cambodge,
Cliquez ici pour regarder la photo:

Le Cinéma, un rôle de développement

… à partir du cinéma qui nous permet de penser au présent, la vérité de la vie de tous les jours, de retourner au passé et d’imaginer l’avenir; dans la voie de développement du Cambodge, l’industrie cinématographique a un rôle très important…

le cinéma à l'IFC

par Oudom HENG

Cette photographie montre le cinéma de l’Institut Français du Cambodge (IFC) de Phnom Penh. Par cette porte, nous n’accédons pas seulement au cinéma, mais également à la bibliothèque, à la salle d’expositions, au café, à l’administration de l’IFC et spécialement à Carnet d’Asie, la seule librairie française du Cambodge. Dans la salle de cinéma, où on peut découvrir des films internationaux, il est également possible de participer à des conférences, pièces de théâtre et de nombreuses activités culturelles.

En face de ce bâtiment est situé le centre d’apprentissage de l’IFC où se forment de nombreux intellectuels depuis plus de 20 ans, et qui m’a permis d’accéder à la langue française, depuis 2008, date à laquelle j’ai souhaité me familiariser avec cette langue, comme bon nombre de cambodgiens.

La raison, pour moi, de prendre cette photo, est de faire reconnaître ce lieu qui m’a amené à découvrir le monde, par la langue française, et le lieu où j’ai rencontré des gens qui aiment le cinéma, la culture, la littérature, la lecture et l’éducation. Une autre raison, j’ai aussi la fierté du prix Un Certain Regard que le réalisateur cinéaste cambodgien, Rithy Panh a gagné au festival de Cannes, très récemment.

Grâce au travail et les activités culturelles de l’IFC, la Destination Francophonie, le Centre de ressources audiovisuelles Bophana, et la Commission du Film au Cambodge (CCF), j’ai observé que les jeunes cambodgiens commencent à aimer le cinéma, la caméra, l’appareil photo, l’image, et ils commencent à réaliser des vidéos et du web-documentaire. J’ai également constaté que certains d’entre eux font des recherches sur les films anciens des années 60.

Certes, à partir du cinéma qui nous permet de penser au présent, la vérité de la vie de tous les jours, de retourner au passé et d’imaginer l’avenir; dans la voie de développement du Cambodge, l’industrie cinématographique a un rôle très important.

PS: Merci Scolari et Pauline pour m’avoir aidé de relire cet article.

Ce texte et cette photos ont été mis pour le concours de photos régional « La Francophonie universitqire en Asie-Pacifique ». Cliquez ici Concours Photos -régional-