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Lille: Une centaine de manifestants palestiniens sont contre la relation israélo-française

Publié mai 26, 2018 par HENG Oudom

A Lille, parmi des milliers de manifestants, il y a une petite centaine de
 palestiniens qui ne sont pas contents de la relation
franco-israélienne. L’association France-Palestine solidarités
participe aujourd’hui au mouvement dans la rue avec plusieurs syndicats
et étudiants. Les manifestants défendent différentes causes. Pour les

palestiniens à Lille, ils réclament le boycott de la coalition de la France
et l’Israël.

Une centaine des palestiniens dénonce la relation France-Israël. Photo@Oudom

Une centaine des palestiniens dénonce la relation France-Israël. Photo@Oudom

Les gens dans la rue crient : “Israël, assassin” “Israël, casse-toi, la
Palestine n’est pas à toi”. Ils continuent et répètent: “Macron, tu es
complice”.

Une manifestante, Suad n’est pas d’accord avec la coalition France-Israël.
“On veut instaurer le boycott des relations économiques, culturelles des deux
pays.” Selon cette femme au foyer, la marche dans la rue est une arme
pacifique. Une arme qui existe et qui est efficace. “Les massacres faits par
Israël sont injustes, et inhumains. La France, pays des droits de
l’homme, est peut être mise en cause dans cet acte”.

Une étudiante, Bayahibe participe à la manifestation pour brandir le
drapeau de Palestine. Elle tient le drapeau avec son père depuis la rue
de la Porte de Paris au Boulevard de Liberté. Cette fille trouve que la
situation est très grave pour l’humanité. “C’est normal de venir
manifester pour les enfants et les gens qui souffrent en Palestine”.

Ce n’est pas seulement les français d’origine palestinienne qui manifestent. Mais
les français, les lillois, aussi. Une assistance sociale, Edith Babrelle
est dans la rue. Edith confie qu’elle marche pour la liberté et les
droits du peuple palestinien. “On demande à notre gouvernement de
prendre la décision claire contre le gouvernement d’Israël. On attend que
notre gouvernement français appelle notre ambassadeur en Israël à
rentrer au pays”.

Un jour après la manifestation à Lille, un Palestinien a été tué par une
frappe israélienne à Gaza lundi 28 mai. Selon le ministère de la Santé
dans l’enclave contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, Mohammed
al-Rudeia, 25 ans, a été tué et un autre homme blessé par la frappe
israélienne.

Une centaine des palestiniens dénonce la relation France-Israël. Photo@Oudom

Une centaine des palestiniens dénonce la relation France-Israël. Photo@Oudom

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Un weekend pour faire estimer vos biens à l’hôtel des ventes

Publié mai 25, 2018 par HENG Oudom

(Lille, le vendredi 25 mai 2018) – La vente aux enchères n’est pas
réservée aux riches. A Lille, une petite centaine de Nordistes
découvrent l’hôtel des ventes et aussi la valeur réelle de leurs objets.

Plus de 80 Nordistes découvrent l’hôtel des ventes vendredi 25 mai. Photo @ Oudom Heng

Plus de 80 Nordistes découvrent l’hôtel des ventes vendredi 25 mai.
Photo @ Oudom Heng

Il y a 450 hôtels de ventes en France. Les commissaires-priseurs font
chaque année leur journée nationale. Le but est de  faire connaître le
métier au grand public. L’hôtel des ventes Mercier & CIE accueille durant deux
jours les gens dans le Nord pour l’expertise, le 25 et 26 mai.

Maître Patrick Deguines constate que les gens sont très contents de
savoir le prix exact de leurs objets. “Pour les gens qui ne connaissent
pas, c’est très important d’identifier et estimer le prix de leurs
biens. C’est aussi une bonne occasion de découvrir l’hôtel des ventes.
Ce n’est pas un lieu réservé aux privilégiés”
. Ce vendredi 25 mai, cet expert
découvre un bijou extraordinaire de très haute qualité.  Son prix est
entre 5 à 50 mille euros.

A la porte de sortie, Frédéric marche tranquillement. Il tient un gros
sac où se trouvent des gros bouquins de couleur jaune. Ce sont des
livres anciens des année 30. Le maître vient de lui préciser: “C’est des
affaires de famille. Ces livres n’ont pas de valeur de vente”. Par
contre, cet entrepreneur est content d’avoir récupéré des informations.
“Avant, je pensais qu’ici, c’était un endroit réservé pour les riches,
les élites. Mais,il n’en est rien”.

Rousseau et son ami sont en train d’écouter l’expert. Le prix de son rare vin est à partir de 350 €. Photo@ Oudom Heng

Rousseau et son ami sont en train d’écouter l’expert. Le prix de son rare vin est à partir de 350 €. Photo@ Oudom Heng

Vin, peinture et horloges

Aujourd’hui, il y a quatre commissaires-priseurs. Ils sont spécialistes
des bijoux, des oeuvres d’art, et de vin. Ils  donnent des consultations
gratuites. Plus de 80 futurs vendeurs sont venus rencontrer
l’expert. La plupart d’entre eux sont sortis avec une estimation
du prix de leur biens. Demain, il y aura aussi le spécialiste du
souvenir Napoléonien.

Rousseau sort de l’hôtel de ventes avec son mari. Un papier de
l’estimation du prix dans la main, elle a l’air contente. “J’ai un vin
rare de 1959. On ne le trouve plus. C’est une bouteille de 1L50. La
vente est prévu le 19 juin”. Son vin est à partir de 350 euros.

Venant de Lomme, Francis Charlet est un retraité. Dans le coffre de la
voiture, il a amené  plusieurs objets d’art. “Beaucoup de peintures,
certaines datent de 1880, et 1743. Mais le commissaire-priseur m’a signalé
qu’elles sont des copies. Des reproductions, ça ne vaut rien”. Francis
confie qu’il est un grand collecteur des horloges. Il ne veut plus les
faire identifier ou estimer le prix. Il préfère garder ses horloges à la
maison.

Francis Charlet montre son tableau qu’il vient de sortir de son coffre. Photo@Oudom Heng

Francis Charlet montre son tableau qu’il vient de sortir de son coffre.
Photo@Oudom Heng

 

SuperQuinQuin, nouveau magasin avec idée et sourire en partage

Publié mai 24, 2018 par HENG Oudom

(Lille, le 24 mai 2018) – SuperQuinQuin est un nouveau supermarché de
type coopératif. Il a été ouvert il y a un an à Fives. Seuls les membres

peuvent y faire des courses, et avec le prix “entre 10% et 20% moins
cher qu’ailleurs”. La conception est plus que le business, mais le
rapport humain en partage.

 Superquinquin se trouve au 15 rue de Prieuré, Fives.


Superquinquin se trouve au 15 rue de Prieuré, Fives.

Nouvelle convertie depuis deux semaines, Nicole confie que les gens dans
ce marché tiennent la caisse avec le sourire. “Avant, je détestais
faire des courses. J’en faisais une fois tous les mois et demi. Maintenant,
j’adore. Je fais deux ou trois fois par semaine”. Nicole observe que les
gens ici sont chaleureux  à l’égard de ses clients.

Retraitée, Marie Courdent est en train de mettre en rayons des oignons et des
pommes de terre. Elle raconte que dans ce supermarché de 300 m2, il y a
tout ce qu’il faut. Mais s’il manque quelques produits, les membres
peuvent commander et suggérer.  “Je participe à la vie de ce magasin.
Les gens ici m’écoutent. Je donne mon avis sur le cahier d’envie du
magasin”. Membre coopérative depuis la créature du marché, elle
travaille pour ce magasin trois heures par mois. C’est le critère
d’adhésion. Selon Marie, avec la même somme d’argent, elle peut avoir
plus de produits locaux et bio.

Adhésion

L’animateur du réseau des membres, Andréa Barthelemy y travaille depuis
novembre dernier dans le cadre du service civique. Il décrit qu’avant de
bénéficier du magasin, il faut s’inscrire pour devenir membre
coopératif. Le critère est simple. Il devrait cotiser cent euros pour un
an. 10 euros pour les étudiants et les bénéficiaires des revenus
sociaux. “1100 membres coopératifs bénéficient de la réduction du prix.
Ils peuvent aussi bénéficier de prix réduits quand ils rendent les bouteille
et les plastiques”.

Les adhérents sont obligés de travailler pour le magasin trois heures
par mois. Ils préparent les rayons, nettoient le magasin, tiennent la
caisse. Actuellement, il y a trois salariés permanents, un service
civique et une stagiaire.

Un rare supermarché de type coopératif à Lille, un autre mode de
consommation, ce n’est pas magasin comme les autres.

Sculpteur cambodgien, Bor Hak : « Mes oeuvres d’art sont difficiles à comprendre pour certains cambodgiens mais je n’abandonne jamais. »

Publié mai 12, 2018 par HENG Oudom

Jeune sculpteur cambodgien, Bor Hak a été invité pour la première fois à l’exposition à Paris. Pour montrer au public dans la galerie Impressions, cet artiste de 28 ans a sculpté en bois le symbole d’une femme. Elle s’assoit et met ses deux mains sur la tête en se cachant le visage. Dans la perspective de sculpteur, Bor Hak voudrait donner un message de l’intimité et de la honte des femmes cambodgiennes. « Des femmes khmères qui ne peuvent pas s’exprimer, soit elles sont timides soit la pression sociale qui lui impose. » a expliqué- Bor Hak. Cet artiste confie que ses oeuvre d’arts sont vraiment difficiles à comprendre pour certains cambodgiens. Ils n’en donnent pas de valeur parfois mais ce sculpteur ne s’arrête pas à sculpter.

Portrait d’un sculpteur cambodgien, vidéo réalisée en téléphone portable par Oudom Heng, RFI khmer

http://bit.ly/bor-hak

Sampeah Krou (saluer les maîtres) : danseurs franco-khmers préparent une grande cérémonie annuelle pour remercier leurs maîtres

Publié mai 10, 2018 par HENG Oudom

Sampeah Krou (saluer les maîtres) est une pratique courante des élèves cambodgiens. Pour remercier leurs maîtres que les danseurs franco-khmers ont préparé une grande cérémonie annuelle. Sampeah Krou dédicace aussi aux défunts maîtres et à tous les personnages de danse. Cette fête a eu lieu le 10 mai à la Maison du Cambodge, dans la Cité internationale universitaire de Paris. 
Normalement, elle peut être manifestée tous les jeudis, uniquement le jeudi qui est considéré la journée des maîtres de danse khmère. Cette année, le 10 mai était jeudi et qui a tombé dans un bon moment car il était aussi le jour férié pour des français. 
Reportage en vidéo portable de Heng Oudom, RFI Khmer.

 

Samaki days : journée de l’unité des cambodgiens à Paris

Publié mai 6, 2018 par HENG Oudom

Samaki days (journée de l’unité ou de solidarité) au temple bouddhisme de Vincennes à Paris. Cette 6è rencontre annuelle a été organisée par les associations et la communauté cambodgienne en France. C’était un moment convivial et de partage de joie. Le public peut s’amuser ensemble, danser, chanter, goûter des plats typiquement cambodgiens.

Reportage en vidéo portable de Heng Oudom, RFI Khmer

Voix silencieuse (nouvelle)

Publié mars 29, 2018 par HENG Oudom

Exercice de l’Ecole ESJ-LIlle

Atelier d’écriture, journalisme et littérature

Mars 2018

par Oudom Heng

Pour mon ancienne collègue a déjà quitté le monde.

C’est pendant la période de nouvel an 2014. Le calendrier tourne une nouvelle page. Le Cambodge, mon pays entame la pire de son histoire.
Le lendemain du compte à rebours, la répression du gouvernement contre les manifestants.
Les grévistes et ouvriers du textile demandent l’augmentation de salaire minimum à 160 dollars, sinon ils ne retournent pas au travail.
En revanche, certains sont arrêtés.
Au moins cinq personnes sont tuées le 2 janvier. Un syndicaliste disparaît. On ne retrouve pas son corps.

Ce matin, je me réveille tôt comme d’habitude pour aller au travail. Je dois préparer l’information nationale de la matinée à diffuser.

Si je n’étaos pas journaliste, sans doute, je serais en congé pendant la semaine de nouvel an. Mais il n’y a pas de dimanche pour les journalistes. Même pendant les jours fériés, on ne peut jamais arrêter, sinon on rate les actualités.
C’est drôle comme travail. C’est comme ça.
Je me sens épuisée mais je n’arrête pas.

Mon travail à la radio me plaît beaucoup. J’ai reçu des courriers des quatre coins du pays. Un de mes auditeurs m’écrit: «J’aime votre voix. Grave, profonde, claire. Elle est aussi courageuse.». Ça me fait plaisir à lire. Je souris mais discrètement.

« Arrêtes de creuser un truc innocent. Attention à toi!» Une lettre anonyme. Simple. Brève. Quelques mots qui me choquent. Un truc innocent ? Je me pose des questions quelques secondes. Je n’ai aucune idée de qui m’a écrit cet étrange courrier.

Soudain, le boss vient vers moi. Il voudrait savoir où j’en suis dans l’enquête.
« Ça avance ton affaire ? T’as des nouvelles du corps disparu ? », me demande-t-il.

On fait le point. J’explique tout ce que je fais. « On a trouvé des traces, des os ». Une dernière nouvelle qui m’a alertée. Le corps d’un être humain, inconnu, a été trouvé dans la forêt dans la banlieue de la capitale. Les os sont grande partie brulés. Les autorités ramassent tout. Pour l’instant, nous attendons la confirmation de la police scientifique. Elle doit vérifier l’ADN.

Je regarde mon chef. Je lis de l’espoir dans ses yeux. « Je compte sur toi. On le publiera demain». C’est le dernier mot qu’il me dit avant de me laisser travailler seule.

Je replonge dans mes archives. Je regarde la vidéo des manifestants. Elle circule sur les réseaux sociaux.

La nuit tombe.
Il est déjà 20 heures. Je ne m’en aperçois même pas. Je sors du bureau. J’enfourche mon scooter. C’est la nuit, je ne vois pas très claire le chemin qui me mène à la petite chambre que je loue. Heureusement, le far de scooter éclaire bien l’obscurité.

Sur la route, je rêve. J’imagine encore. Je pense beaucoup à la situation politique, à la liberté d’expression chez moi… Puis je pense à mes proches. Mes parents sont à la campagne. Ils sont mécontents de mon travail comme journaliste. Ils n’acceptent pas. Ils sont inquiets que je risque de perdre ma vie. Moi, je suis têtue. Je pense autrement. Je ne leur ai pas obéi. Je les ai convaincus que, ce que les hommes peuvent faire, moi aussi.

«Pan, pan !» deux claquements secs. Un coup feu, puis un autre.

Mon cœur bat vite. Difficile de respirer. Mes oreilles ne captent plus rien. Je n’entends que les bruits. La sirène de la voiture de pompiers ou de l’ambulance, je ne reconnais pas le son. Je n’arrive plus à ouvrir les yeux. La nuit vient d’un coup.