Fiche de la lecture : L’Anarchiste de Soth Polin

Mon professeur me demande à faire le devoir, c’est de faire une fiche de la lecture. J’ai choisi ce roman.

 

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Nom: HeNG   Prénon : ouDom

Groupe: 1, AP

Professeur: Mlle, LA GRANDCOURT Anne-Charlotte

 

Fiche de la lecture

 

Titre du livre  : L’anarchiste

Auteur            : SOTH Polin,

Editeurs          : Éditions de La Table Ronde,

Date d’édition            : 1980, août 2011

Nombre de pages       : 258 p.

Traduit de quelle langue: Première partie, l’auteur a traduit soi-même son ouvrage de la langue khmère et Seconde partie, il écrit en français directement. Donc SOTH Polin traduit en français son bref roman, Sans pitié, les fesses en arrière, et entreprend d’écrire une deuxième partie. Il intitule le tout L’ANARCHISTE.

 

Genre             : Roman philosophie et psychologie, inextricable l’autobiographie et la fiction, l’Anarchiste  est un roman politique et historique, un roman de la folie surtout, du sexe et de la mort et de notre universelle condition.

 

Cadre             : Phnom Penh, Cambodge et Paris, France

 

Faire Extrait de l’Auteur : Né en 1943 à Kampong Cham au Cambodge dans la bourgeoisie de province francophone et cultivée, romancier et professeur de philosophie puis directeur de journaux, SOTH Polin s’est exile en 1974 à Paris, où il est devenu chauffeur de taxi. Il vit aujourd’hui en Californie, aux États-Unis.

 

Le personnage principal : Première partie,

– Chhèm, cousin de Sinuon,

– Sinuon, mariée et a un enfant

– Sothi, mari de Sinuon

– Ngoun Eng, professeur de français, ami de Chhèm

– père et petit frère de Sinuon, …

Résumé bref:

Première partie,

Ngoun Eng, professeur de français à Prey Totung à Kampong Cham, qui était venu à Phnompenh pendant un peu souvent le weekend end pour appeler son ami Chhèm à aller une boîte de nuit.

Tous les endroits et tout le temps, n’importe quoi faire, Chhèm pensait toujours à la vie, la mort, la philosophie, la société khmère, et la politique.

Chhèm est un paysan et un jeune homme intellectuel cambodgien. Il aime sa cousine, Sinuon et elle l’aime aussi beaucoup.

À cause de mariage forcée, Sinuon est mariée à un homme, Sothi, qu’elle n’aime pas et elle a déjà  eu un enfant.

Un jour, mari de Sinuon est parti trois mois en France pour une mission et son père s’était  occupé son commerce à Kampong Cham, son petit frère est sorti au cinéma, Sinuon et son maître, Chhèm, faisaient l’amour. Soudain, il y avait un télégramme de la province de Kampong Cham et qui disait que le père de Sinuon est décédé à cause d’un accident. Les deux amants faisaient encore la relation sexuelle.

Le lendemain, Sinuon était morte. Il paraît qu’elle avait été trouvée violée et étranglée dans son lit par une espèce de brute. Doubles funérailles dans la famille!

Chhèm avait emmené à l’hôpital psychiatrique de Takhmau.

Extrait:-Ma vie s’écoulait comme une lente hémorragie. Elle se vidait de sa substance dans une espèce de fuite en avant. Chaque journée passée était pour moi comme un délabrement continu : une page envolée, une pièce perdue, un pétale fané, emporté au hasard des vents, sans retour… p.19

 

-“Je me croyais un bon type, un journaliste honnête,  un saint. Il n’y a pas de saint honnête.”

SOTH POLIN, p.7

-“Je suis un homme! Je ne suis pas une bête, jugez-moi comme un être humain” p.56

-“Seigneur Bouddha, pourquoi une femme mariée est-elle si merveilleuse, mille fois plus belle et plus troublante qu’une jeune fille?” p.61

-“la lutte au corps à corps”p.28

-J’avais toujours considéré que les cérémonies de mariage et les fêtes de mort n’étaient que des rites parallèles et complémentaires un frère et une sœur. Comme le jour et la nuit. Comme le Bonheur et le Malheur, si magistralement représentés par les Toung (Toung : Oriflammes en forme de crocodiles, qu’on plante toujours par paire devant le domicile d’un mort). p.29

-Proverbe cambodgien: Koeut muoy cheat, theat muoy chan. – L’existence de toute une vie se résume à bol de cendres. (Au Cambodge, selon les rites bouddhique, les morts sont incinérés.). p.31

 

-“La soiré descend, douce dans mon cœur,

Mais je n’ai pas d’amie pour me consoler,

En cette saison fraîche, peux-tu te prêter à moi,

Afin que je puisse te chérie, te dorloter,

Quand je serais soulagé, je te rendrai la liberté.” p.80

 

– Un sage rongé par sa propre sagesse. p.112

-“Je pense, donc je suis” p.115

-“L’amour, c’est comme un jour… ça s’en va… ça s’en va…” p.117

 

-“Louy lékh muoy, Kanduoy lékh pi, parti lékh bei” L’argent est la priorité des priorités, le sexe la seconde, le parti la troisième. p.143

 

-“glisser comme l’eau sur la tête du canard”p.157

 

-“mieux vaut commettre une erreur par avance, que d’en commettre plus tard.” p.248

-“Ha! Ha! Laisse-moi rire…

Si la vie n’est qu’une comédie, il ne faut pas en faire une maladie.

Si ton peuple t’abandonne, c’est que tu es mauvais chef. Il ne faut pas t’en prendre à son ingratitude.

Si tu es un mari cocu, c’est que tu n’as pas grand-chose à offrir à ta femme. Elle n’est pas faire pour toi, ni toi pour elle…

Si tu trouves que le monde est mauvais et que les gens sont insupportables, regarde-toi  d’abord dans la glace…

Si tu bouffes l’argent des autres, tu seras haï par la majorité des gens qui n’ont pas ta chance…

Accepte donc de bon cœur cette bénédiction.

Si tu ne bouffes pas, tu gêneras les gens influents qui bouffent et qui ne te louperont pas.

Si tu ne peux pas choisir, tu mourrais comme un âne…” p.256

 

-C’est l’hiver. Je suis triste comme le temps.p.239

 

 

 

Appréciation personnelle      :

 

L’auteur de ce roman et ses dizaine autre ouvrages, même si en khmer ou en français, il écrit en premier pronom sujet personnel “Je”. On dit que “I novel” en anglais, j’aime beaucoup ce style. Pour le français que l’auteur écrit, je ne comprends pas tout à cause mon faible français mais j’aime bien son style et j’ai lu presque tous ses dizaines ouvrages en khmers.

Mêlant de manière inextricable l’autobiographie et la fiction, l’Anarchiste  est un roman politique et historique, un roman de la folie surtout, du sexe et de la mort et de notre universelle condition. C’est à la fois le pari et le privilège de la littérature dont la lecture gagne à s’éloigner de la réalité des faits.

Ce roman fait les lecteurs découvrir beaucoup de style à écrire dans le période moderne et aussi particulièrement dans la littérature khmère. En plus, je pense que les jeunes générations khmères devraient le lire pour découvrir la vraie histoire de leur cher pays car l’Anarchiste évoque les trois guerres de l’Indochine. L’écrivain n’oublie pas expliquer aussi le mouvement politique avant et dans la Première République khmère et la chute de Phnompenh dans la main des khmers rouges.

Par les personnages du narrateur, Chhèm et Virak,  l’auteur peut jouer des jolis mots pour critiquer la société khmère, la voie politique du prince Norodom Sihanouk, et celle de mondiale.

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