Camp de Saint-Sauveur : “Prendre des photos de moi? Non, j’ai très honte”

LILLE. La plupart des exilés en France refusent souvent qu’on les prenne en photo. Au camp de la gare Saint-Sauveur, c’est pareil. Apparaître sur les photos dans les médias ou les réseaux sociaux, c’est la honte.  Ils refusent souffrir et encore plus de faire souffrir la famille dans leur pays d’origine.

Les conditions de salubrité des exilés sont lamentables.  Photo© Oudom HENG

Une petite centaine de tentes occupe la partie Ouest de la gare Saint-Sauveur. C’est un abri sans chauffage pour les 200 personnes. Un morceau de poulet à la main droite, Conde Ousmane raconte gentiment qu’il a traversé la mer pour chercher une meilleure vie. Originaire de la Guinée-Conakry, Conde est arrivé en France il y a quatre mois. Il a passé deux mois à Paris. Cet homme de 32 ans a refusé tout de suite d’être pris en photo. “Comme tous les autres immigrants, il est désagréable  d’être photographié ou d’être filmé. J’ai honte si mes parents et mes amis savent que je vis dans cette situation.”

Assis à côté de Conde, son grand frère Barry Mamadou, 35 ans, visage désespéré, partage cette déclaration. Barry pense qu’il souffrirait encore plus si sa femme et ses enfants en Guinée voyaient ses photos sur Facebook.

Le thé de Salim est l’odeur de parfume. Photo/Oudom

Un peu plus loin des ces deux demandeurs d’asile, une tente bleue s’ouvre et deux autres personnes sont en train de faire du thé. Un entre eux, Shaukat Aziz, venant de l’est de l’Afghanistan, a accepté pris en photo mais avec la condition de ne pas publier sur les réseaux sociaux. Parlant peu d’anglais, Shaukat prononce très mal le français, une nouvelle langue qu’il apprend depuis vingt jours. Etant un ancien démineurs, il ne voudrait pas perdre sa vie dans la guerre civile ou les conflits de territoires en Afghanistan.

Contrairement à ses amis exilés au camp de Saint-Sauveur, Salim Musafer “s’en fout” si les gens ou les journalistes le prennent en photo.  “Mes parents ont déjà su que ma situation ici n’est pas facile. Ce n’est pas étonnant de me voir dans la presse ou sur Facebook.” Par contre, au début discussion, Salim est mal à l’aise si l’on enregistre sa voix car il n’est pas fier de son accent.

 

“Mon rêve, c’est la France, notre pays colonisateur!”

La photo de tête des demandeurs d’asile ne résout pas le problème, dit-Youssouf en sortant la tête de son petit habitat. Il a un besoin urgent d’un hébergement. “Je ne parle que français. Mon pays, la Guinée, est une ancienne colonie de la France. L’Hexagone est mon rêve. Je veux m’y installer pour construire un meilleur avenir. Mais je suis un peu déçu d’être tombé dans cette situation”.

Le 12 octobre, le jour où les occupants de la gare Saint-Sauveur doivent évacuer les lieux. C’est la décision du tribunal administratif du Nord. Au contraire, les immigrants ne pensent pas à libérer l’endroit car ils n’ont aucun d’autre abri. Youssouf ne sait pas comment faire si les forces de l’ordre viennent expulser son camp. En même temps, il attend à  sa demande d’asile.

L’hiver arrive. Noël aussi. Youssouf réclame : “Dans la nuit, j’ai entendu des gens qui souffrent, qui crient parce qu’ils ont froid”.  

@Exercie de l’Ecole

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Cambodge: Trois points pour comprendre la répression de l’opposition

Au Cambodge, à moins d’un an des élections législatives, Kem Sokha, chef de l’opposition actuelle est arrêté et mis en examen pour la trahison à la nation; Sam Rainsy, ancien chef de l’opposition est en exil à Paris pour écharper la prison. Près de la moitié des élus de l’opposition ont quittés leur pays pour la Thaïlande, l’Europe et aux Etats-Unis.

Arrestation du Chef de l’opposition cambodgienne, Kem Sokha a été escorté en pleine nuit à sa maison le 3 septembre à Phnom Penh /@photo AFP/STR

La cour suprême au Cambodge est en train de trancher le cas d’élimination du Parti du sauvetage national du Cambodge, le plus grand parti de l’opposition (CNRP), suite aux pleintes du ministère de l’Intérieur.

Kem Sokha, chef de CNRP a été arrêté en pleine nuit au début septembre. La semaine dernière, le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, au pouvoir depuis 32 ans,  qui a l’intention d’interpeller ou d’arrêter autres personnes qui participent aux crimes avec Kem Sokha. Pour cet homme de mains de fer, « une seule personne ne peut pas organiser un crime de trahison à la nation ».

Après cette déclaration, de nombreux des débutés du CNRP quittent le pays. Mu Sokhua et Eng Chhay Eang, deux vices-présidents du parti, sont désormais aux Etats-Unis. D’autres cadres du partis et élus sont en exile en Suède, France, Thaïlande etc.

« Nous vivions dans la peur d’être arrêtés (…) depuis l’arrestation de Kem Sokha », explique Mu Sokhua à l’AFP.  Elle est très déçue de quitter son pays natal. « Pour la première fois, je me suis sentie en danger. D’un point de vue politique, c’est la première fois que je sens qu’il n’y a plus de dialogue possible ».

1- Participation librement aux élections législatives en 2018?

Les élections aux Assemblées Nationales sont prévues  fin juillet de l’an prochain. Pour l’opposition actuelle, elle ne croit pas il y en aura des élections libres et égaux. Sachant que CPP (cambodian people party), le parti au pouvoir a perdu vingt-deux sièges au profit du CNRP aux élections de 2013. Le résultat est 68 contre 55 sièges. C’est la première fois dans l’histoire politique cambodgienne que l’opposition gagne plusieurs sièges comme cela.  De plus, aux élections communales, CPP a continue de gagner la majorité de nombreux maires mais il a perdu près des quatre centaines communes à CNRP.

Vu ces mauvais résultats, le Parti du Peuple Cambodgien a réagi et a fait beaucoup de réformes dans les domaines de : l’Education, Transport, Santé, Sociale, Finances etc. Pour des observateurs et des politologues nationaux et internationaux, le but de réforme et de répression contre l’opposition : le parti au pouvoir est craint de perdre des élections l’année prochaine.

« Le temps passe. Le gouvernement du Premier ministre Hun Sen détruit toutes les possibilités pour des élections équitables. Les donateurs doivent se demander pourquoi ils sont toujours au Cambodge. », tweeté – la fille aînée de Kem Sokha.

2- Deux grandes puissances, Chine ou Etats-Unis

Grâce aux aides et dons de la grande puissance économique asiatique, le CPP est jugé favorable la Chine. Or après l’arrestation de Kem Sokha, les cadres du parti communiste chinois ont fait  une visite officielle au Cambodge et écrit une déclaration pour soutenir la répression du gouvernent cambodgien. Ainsi qu’ils ont déclaré de protéger ce pays en cas besoins.

Au même moment, l’Autorité cambodgienne a pointé vers les Etats-Unis pour le bombardement à la frontière pendants la guerre du Vietnam. Elle réclame au gouvernent de Trump d’aller ramasser les mines sur sol du Cambodge.

L’histoire est liée aussi à l’arrestation du chef de l’opposition. Kem Sokha a prononcé son discours en Australie lors d’une rencontre avec ses fidèles, en 2013. Il a annoncé qu’il est aidé depuis vingtaine d’année par les experts américains pour faire de la politique. Une des causes de son arrestation est à cause de ce discours.

Dans la même période, deux associations financées par les américains, National Democratic Institute (NDI) et International Republicain Institute (IRI) qui travaillent pour la promotion la démocratie et pour les élections, ont été fermées.

3- Fermeture des médias indépendants, jour sombre pour l’expression au Cambodge

La presse critique et le quotidien anglophone indépendant, The Cambodia Daily, est forcé de fermer ses portes. La justification du gouvernement est de ne pas payer les impôts et des taxes plus de six millions dollars.

Les radios internationales provenant des Etats-Unis, comme The Voice of América (VOA)Radio Free Asia (RFA) sont souvent mal entendu avec le ministère de l’information. RFA a finalement fermé son bureau à la capitale cambodgienne il y a quelques semaines. De plus, une autre radio locale, VOD qui n’est pas pro gouvernement, ferme aussi.

Pour des fonctionnaires de l’Etat cambodgien, ces médias ne sont pas professionnels et sont favorable parti de l’opposition.

@Exercice à l’ESJ-Lille

Ang Vannary rêve de produire une qualité et sécurisé alimentaire pour les Cambodgiens

Au Cambodge, selon une étude publiée récemment, plus de soixante pourcents des produits alimentaires sont importés de l’étrangers, notamment des pays voisins : le Vietnam et la Thaïlande. Pour les opinions publiques et de nombreux consommateurs, ces certains produits sont risques pour la santé du peuple à cause de la chimique et de l’OGM.

Ang Vannary, 23 ans, étudiante en Master à Lille, France

« Eviter les OGM et les produits alimentaires chimiques, acheter les Bios ».

La semaine dernière, lors de la prononciation d’un discours devant le public à Siem Reap, le Premier ministre cambodgien a pensé autrement à la qualité et à la sécurité alimentaire dans son pays. « Pour éviter [les produits et les légumes qui ont des chimies, il faut qu’on n’achète que les bios, alors il n’y a plus personne qui vendent des produits [alimentaires] chimiques ». Pour les experts, à l’heure actuelle, cette mécanisme ne fonctionne pas forcément car la consommation est plus nombreux que la production, et que l’importation des produits de l’étranger est un choix inévitable. 

Rêve de Vannary : qualité et sécurisé alimentaire pour les Cambodgiens

​Master en poche récemment en septembre, ANG Vannary retournera au Cambodge à la fin de ce mois pour partager ses expériences et aider à construire l’avenir de son pays natal. Elle a fait ses études au Département Génie Biologique et Industrie Agroalimentaire à école d’ingénieur Polytech’ Lille en France.

Née à Kampong Cham, cette jeune fille de vingt-trois ans a rêvé depuis petite de devenir ingénieure. Après avoir fini le baccalauréat en 2011, Vannary a passé le concours d’entrer et a reçu une bourse pour cinq ans des études à l’Institut Technologique du Cambodge. Quand à quatrième année au Département Génie chimique et Alimentaire, Ang Vannary est partie en France grâce à une bourse de Polytech Excellence, la bourse de réseaux écoles d’ingénieurs en Hexagone.

Dans le cadre de ses cursus supérieures, cette étudiante a fait du stage à Paris en tant qu’Assistant Qualité dans la sucrerie Lesaffre Frères pour la durée de trois mois. Un autre stage dans le métier du Management de la Qualité et de la Sécurité des denrées alimentaire durant six mois est au sein de l’entreprise de conditionnement produits de la mer Conegan SAS à Boulogne sur mer.

Dans cette vidéo réalisée par un group des jeunes étudiants cambodgiens à Lille, elle nous raconte son rêve et son choix de l’apprentissage de l’ingénierie. Une de ses convictions est de produire une qualité et sécurité alimentaire pour ses cambodgiens.

Interview de Heng Oudom, étudiant cambodgien à l’ESJ Lille.

@[Exercice à l’école de l’ESJ-LIlle]

Bun ORAY-JEAN aime son pays d’origine mais impossible d’y retourner

Bun ORAY-JEAN a 78 ans. Il corrige sa faible vue grâce à ses lunettes. Le jour de l’interview tombe sur le premier jour de la fête des morts «Pchum Ben»,  l’équivalent de la Toussaint. Retraité, Bun vit toujours avec des souvenirs et la nostalgie de son pays d’origine, le Cambodge.

Bun ORAY-JEAN a quitté le Cambodge il y a 36 ans. Je veux y retourner mais il ne peut pas : crainte de la situation politique et inquiète de sa santé. Photo©Oudom Heng

 Toussaint sans tombes

« Je n’ai pas de tombes de mes proches ici en France. Je ne vais ni à la pagode ni à l’église. Je ne crois pas qu’on puisse faire quelque chose pour des morts mais mes chers et mes proches me manquent toujours et beaucoup pendant le Pchum Ben» – s’exprime Bun Oray.

Sous le régime des Khmers Rouges (1975-1979), Bun a perdu deux enfants et plusieurs autres membres de sa famille. Ses deux enfants sont morts de faim. Plus d’une dizaine de ses frères,cousins, neveux et nièces ont perdu la vie à cause des travaux forcés ou suite à des exécutions.

La fête religieuse Pchum Ben dure quinze jours. Des cambodgiens vont traditionnellement à la pagode pour offrir de la nourriture aux bonzes. Certaines personnes croient qu’ils puissent faire des dédiés aux morts. Par contre, Bun pense autrement: « Je n’ai plus d’espoir pour les morts mais j’accepte néanmoins que ma femme aille à la pagode. Je lui donne même de l’argent pour y aller et contribuer à la préparation des nourritures».

Après la chute du régime génocidaire des Khmers Rouges en 1979, Bun et sa femme fuient en Thaïlande afin de demander l’asile pour le “troisième pays humanitaire”. Il foule le sol français en 1981 pour la première fois en statut de réfugié. Bun commence à travailler dans une usine de textile à Tourcoing. Sa famille, elle commence un petit commerce de haricots germés qu’elle écoule dans les restaurants chinois. Elle fait finalement faillite et déménage au centre-ville de Lille en 1996.

Ce vieil homme accepte l’interview dans son logement à la Famille Solidaire où il loge avec sa femme, Anne Kim, 74 ans. Ils ont cinq enfants, tous mariés à des français.

« Le Cambodge est toujours dangereux pour moi »

Retraité, Bun reçoit la subvention de l’Etat français. Après avoir calculé depuis son arrivée, il hurle “J’ai vécu 36 ans en France”. Actuellement il a des problèmes de santé et doit consulter régulièrement son médecin.

« Cela fait presque 40 ans que j’ai quitté mon pays natal. J’y suis retourné seulement une fois en 2005. Franchement, je voulais aussi vivre là-bas mais je ne peux pas. On n’y a pas de système de sécurité sociale pour sauver ma vie, j’ai besoins de médicaments et de traitement » – regrette-t-il.

Un petit pansement à la main droite, Bun passe sa journée assis devant la télévision. Il suit l’actualité politique dans son pays natal de près.

Dans la capitale cambodgienne, le gouvernement du Premier Ministre actuel au pouvoir depuis une trentaine d’années a arrêté récemment le chef de l’Opposition. Le motif est la trahison à la nation et le complot pour détruire le pays. «L’accusé risque une peine trente ans de prison. C’est injuste! L’Opposition n’a que des stylos et des papiers, elle n’a pas d’armes. Comment peut-elle détruire le pays? » – s’indigne-t-il.

La situation politique au Cambodge provoque l’inquiétude à l’échelle nationale et internationale. A l’orée des élections législatives, prévues en juillet 2018, l’opposition est presque détruite. Un de ses dirigeants a été arrêté et un autre s’est exilé en Hexagone pour échapper la prison. La presse écrite anglophone et les radios indépendantes sont fermés. Les deux sociétés civiles pro-américains sont interdits d’exercer sur le territoire cambodgien. Bun Oray sais et raconte tout cela.  

«J’aime beaucoup mon pays d’origine mais je ne peux pas y retourner pour le moment».

មេៗ​គណបក្ស ភាគច្រើន​ ជូន​ពរពលរដ្ឋ​ ភ្ជាប់​សារ​នយោបាយ!

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ហេង ឧត្តម លម្អិត​ព័ត៌មាន ៖  http://km.rfi.fr/cambodia/wish-politicians-rfi-oudom-12-04-2017

 

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ក្រៅ​ពី​ពាក្យ​ពេចន៍​ជូន​ពរ មេៗ​គណបក្ស​នយោបាយ​ ក៏​មាន​បង្កប់​សារនយោបាយ​ខ្លះ​​ដែរ។ នៅ​ក្នុង​សារ​លិខិត​​ កម្រាស់​​៦ទំព័រ ដែល​មាន​រៀប​រាប់​ពីសម្មទិផលរបស់​រដ្ឋាភិបាល​ផង​​, លោក​នាយករដ្ឋមន្ត្រី ហ៊ុន សែន ជា​ប្រធាន​គណ​បក្ស​ប្រជា​ជន​កម្ពុជា  បាន​ប្តេជ្ញា​ចិត្ត​ ថា​នឹង​ខិត​ខំពុះពារគ្រប់​បែប​យ៉ាង​ ប្តេជ្ញាចិត្ត​រក្សា​ការពារ​សន្តិភាព​ ស្ថិរភាព និង​សណ្តាប់សាធារណៈជូន​ប្រជាជាតិទាំង​មូល។​

ចំណែក លោក កឹម សុខា ប្រធាន​គណបក្ស​សង្គ្រោះជាតិ បាន​ភ្ជាប់​សារ​នយោបាយ​ថា ចង់​ឲ្យ​មាន​​ការ​ផ្លាស់​ប្តូរ​ជា​វិជ្ជមាន តាម​រយៈ​ការ​បោះឆ្នោត​ខាង​មុខ​នេះ។ ចំពោះ​លោក កឹម សុខា គឺ​លោក​ចង់​ឲ្យ​អ្នក​នយោបាយ​គ្រប់​គណ​បក្ស ប្រកួត​គ្នា​ពី​គោលនយោបាយ​របស់​ខ្លួន តែ​រៀង​ៗខ្លួន ដោយ​សន្តិវិធី​ ដើម្បីក​​សាង​អនាគត​ជាតិ​មួយ​ដ៏​ល្អប្រសើរ ​។​

រីឯ​ប្រធាន​បក្ស​អំណាច​ពលរដ្ឋ​ខ្មែរ លោក សួន សេរីរដ្ឋា គឺ​ចង់​ឲ្យ​មា​នការ​ផ្លាស់​ប្តូរទាំង​បក្ស​ប្រឆាំង និង​ទាំង​បក្ស​កាន់​អំណាច ដោយ​ប្រកាន់​យក​របៀប​​ផ្លាស់​ប្តូរ​បន្ត​វេន​​របស់​ទេវា​ឆ្នាំ​ថ្មី​ដូច្នោះ​ដែរ​។ ពោល​គឺ​មាន​ការ​ផ្លាស់ប្តូរ មិន​ក្រាញ​អំណាច និង​មាន​អណត្តិផ្លាស់​​វេន​ត្រឹមត្រូវ។ ទន្ទឹម​នេះ លោក សួន សេរីរដ្ឋាន ក៏​សង្កត់​ធ្ងន់​ដែរថា ពលរដ្ឋ​ខ្មែរ គួរតែត្រូវ​​ «ប្តូរ​​មេ​ដឹក​នាំ​ប្រឆាំង​ចាស់ ដាក់​មេដឹក​នាំ​ប្រឆាំង​ថ្មី​»។​

ផ្ទុយខុស​​ពីគេ​ឯង លោក ខឹម វាសនា​ ប្រធាន​​គណ​បក្ស​សម្ព័ន្ធ​ដើម្បី​ប្រជាធិបតេយ្យ ថា​លោក​គ្មាន​អ្វី​ត្រូវ​ជូនពរ​ ហើយ​ក៏​​គ្មាន​ទម្លាប់​ជូនពរ​អ្វីដែរ​ ព្រោះ​លោក​មិន​ដែល​​ធ្វើ​អ្វី​ ដែល​មិន​ចេញ​ពីទឹក​​ចិត្ត​ពិតនោះទេ​។ គ្មាន​សារ​ជូនពរសម្រាប់ឆ្នាំថ្មី​ និង​គ្មាន​សារនយោបាយ​អ្វីសម្រាប់ថ្លែងក្នុងឱកាសនេះ​, លោក ខឹម ​វាសនា គ្រាន់តែមាន​ពាក្យ​ផ្តាំថា ពលរដ្ឋខ្មែរ ​ត្រូវ​ចេះ​ប្រើ​ខួរ​ក្បាល​គិត គិត​គ្រប់​សកម្មភាព គ្រប់​ទង្វើ​ និង​កុំ​ចេះតែ​ជឿ​ងប់​ងល់​ចំពោះ​ប្រពៃណី និង​សម្តី​របស់​អ្នក​នយោបាយ។ គឺទៅ​ទី​​ណា​ក៏ដោយ ធ្វើ​អ្វីក៏ដោយ​ ត្រូវ​យកចេះ​យក​ខួរ​ក្បាល​គិត។ នេះបើតាម​ប្រមុខ​បក្ស​សម្ព័ន្ធ​ដើម្បី​ប្រជាធិតេយ្យ​ លោក ខឹម វាសនា​​៕​

ប៉ូលិសចរាចរណ៍ ត្រូវកែប្រែបន្ថែមទៀត ដើម្បីឲ្យសក្តិសមនឹងពានរង្វាន់អន្តរជាតិ!

ថ្មីៗនេះ មន្ត្រីនរគបាលចរាចរណ៍ បានផាកពិន័យលោកទេសរដ្ឋមន្ត្រី ឱម យ៉ិនទៀង ដោយសារជិះរថយន្តមិនពាក់ខ្សែក្រវ៉ាត។ គេសង្កេតឃើញថា តាំងតែពីដាក់ឲ្យប្រើច្បាប់ចរាចរណ៍ផ្លូវគោកថ្មីមក ប៉ូលិសចរាចរណ៍ ហាក់មានភាពក្លាហានជាងមុន។ ពោលគឺហ៊ាន ផាកពិន័យចំពោះអ្នកតំណាងរាស្ត្រ និងមន្ត្រីធំៗ រាប់ទាំងនាយករដ្ឋមន្ត្រីផង ដែលល្មើសនឹងច្បាប់ចរាចរណ៍។ ទោះយ៉ាងនេះក្តី គឺមានចំណុចមួយចំនួនទៀត ដែលប៉ូលិសចរាចរណ៍ ត្រូវប្រឹងប្រែងកែលម្អបន្ថែមទៀត ដើម្បីឲ្យសក្តិសមនឹងពានរង្វាន់អន្តរជាតិសុវត្ថិភាពចរាចរណ៍ ពីប្រទេសអង់គ្លេស។

សូមស្តាប់ ហេង ឧត្តម ៖ http://km.rfi.fr/cambodia/police-rfi-oudom-26-12-2016

ច្បាប់ចរាចរណ៍ផ្លូវគោកថ្មី បានដាក់ឲ្យប្រើជិតពេញ១ឆ្នាំហើយ។ ក្នុងរយៈពេលនេះ គេមើលឃើញថា មន្ត្រីនគរបាលចរាចរណ៍ មានសេចក្តីក្លាហានជាងមុន គឺហ៊ានបង្គាប់អ្នកតំណាងរាស្ត្រមួយចំនួន ទាំងមកពីបក្សកាន់អំណាច និងតំណាងរាស្ត្រប្រឆាំង ឲ្យបង់ពិន័យចំពោះបទល្មើសច្បាប់ចរាចរណ៍។ ពេលថ្មីៗនេះ គឺប៉ូលិសចរាចរណ៍ហ៊ានទៅដល់ ផាកពិន័យទេសរដ្ឋមន្ត្រី ប្រធានអង្គភាពប្រឆាំងអំពើពុករលួយ ថែមទៀត។ ហើយគេក៏មិនភ្លេចដែរ សូម្បីតែប្រមុខរដ្ឋាភិបាល និងមន្ត្រីផ្សេងៗ ក៏ត្រូវចូលទៅបង់ពិន័យជាហូរហែរមកហើយ។

នេះបើទោះបីជាមានមហាជនខ្លះគិតថា ករណីទាំងនោះ គឺជាការធ្វើឲ្យល្អមើលរបស់អ្នកមានអំណាច ឬចេះតែទៅបង់ពិន័យទៅដើម្បីកុំឲ្យគេរិះគន់ពេក ឬក៏បុគ្គលទាំងនោះ មានស្មារតីគោរពច្បាប់ដោយខ្លួនឯងក្តី ប៉ុន្តែទោះយ៉ាងណាក្តី នេះក៏ជាសេចក្តីក្លាហានមួយដែរ របស់ក្រុមប៉ូលិសចរាចរណ៍ ដែលហ៊ានសរសេរផាកពិន័យ និងហ៊ានតតាំងចំពោះមុខអ្នកមានអំណាច ហើយបំពានច្បាប់។

ក្រៅពីសេចក្តីក្លាហាននេះ គឺកិច្ចការងាររបស់មន្ត្រីចរាចរណ៍ ត្រូវបានកែប្រែយ៉ាងច្រើន ពិសេសគឺការបង់ផាកពិន័យដែលតម្រូវឲ្យអ្នកប្រព្រឹត្តល្មើស ត្រូវចូលខ្លួនទៅបង់ប្រាក់ពិន័យនៅការិយាល័យប៉ូលិសចរាចរណ៍ជើងគោក ដោយខ្លួនឯង។ ចំណែកឯការដាក់បញ្ចូល មន្ត្រីចរាចរណ៍ភេទស្រីសម្រាប់បម្រើការងារ ក៏ទំនងជាអាចធ្វើឲ្យមានភាពទន់ភ្លន់ជាងមុន ក្នុងការពន្យល់ណែនាំអ្នកបើកបរដែលល្មើសច្បាប់។

លើសពីនេះ ប៉ូលិសចរាចរណ៍ ហាក់ខំប្រឹងប្រែងច្រើនជាងមុន ដូចដែលគេឃើញថាពួកគាត់ធ្វើការតាមផ្លូវ ទាំងក្រោមកម្តៅថ្ងៃ ហាលភ្លៀងហាលខ្យល់ ហើយយប់អធ្រាត្រ ក៏នៅតែចុះទៅត្រួតពិនិត្យអ្នកបើកបរដែលសេពគ្រឿងស្រវឹងទៅទៀត។ ទាំងនេះ សុទ្ធតែជាគុណសម្បត្តិរបស់ប៉ូលិសដែលគេមិនគួរមើលរំលងនោះទេ។

ទោះបីជាមានចំណុចល្អហូរហែយ៉ាងណាក៏ដោយ ក៏នៅមានចំណុចអសកម្មខ្លះដែរ ដែលមន្ត្រីនគរបាលចរាចរណ៍ត្រូវប្រឹងប្រែងកែសម្រួលបន្ថែមទៀត។

ទី១ ជុំវិញការផាកពិន័យតែម្តង។ ពលរដ្ឋមួយចំនួនអះអាងថា ប៉ូលិសចរាចរណ៍ នៅតែបន្តឆ្លៀតកេញចំណេញ តាមរយៈឲ្យអ្នកបើកបរល្មើសច្បាប់ បង់លុយក្រៅផ្លូវការ គ្មានវិក្កយបត្រត្រឹមត្រូវ។ ការឲ្យលុយនេះ គឺជាថ្នូរនឹងការសម្របសម្រួលគ្នាចំពោះករណីល្មើសខ្លះ ដែលត្រូវបង់ប្រាក់ច្រើន មកបង់តិតតួច ដោយគ្មានបង្កាន់ដៃផាកពិន័យជាដើម។ ហើយប៉ូលិសចរាចរណ៍ខ្លះ ត្រូវពលរដ្ឋចោទថា បាននិយាយបញ្ចុះបញ្ចូលឲ្យអ្នកប្រព្រឹត្តល្មើសបង់លុយក្រៅផ្លូវការ ព្រោះថាបើបង់ពិន័យដោយមានវិក្កយបត្រ និងបង់លុយតាមកិច្ចតម្រូវនៃច្បាប់ គឺមានចំនួនច្រើនជាងធម្មតា និងត្រូវខាតពេលវេលាទៅបង់ពិន័យនៅការិយាល័យប៉ូលិសចរាចរណ៍ជើងគោកថែមទៀត។ នេះបើតាមការសង្កេតរបស់ពលរដ្ឋមួយចំនួន ដែលជួបករណីនេះដោយផ្ទាល់ផង។

ចំណុចទី២ គឺមន្ត្រីចរាចរណ៍ខ្លះ នៅតែបន្តយកលុយពីអ្នកបើកឡានដឹកទំនិញ ឬដឹកអ្នកដំណើរ។ លុយនេះ គឺគេមិនដឹងថា ត្រូវចូលហិបថវិកាជាតិ ឬហោប៉ាវបុគ្គលឯកជននោះទេ។ ចំណុចនេះ គឺត្រូវបានពលរដ្ឋដាក់ការសង្ស័យលើសមន្ត្រីខ្លះ ដែលជាត្រីងៀតឆ្លៀតពង។

ចំពោះការលាភសក្ការៈពីឡានដឹកទំនិញនេះដែរ ប៉ូលិសត្រួតពិនិត្យចរាចរណ៍មួយចំនួន ត្រូវពលរដ្ឋរាយការណ៍ថា បានទាមទារលាភសក្ការៈ ឬប្រើឯកសណ្ឋានមន្ត្រី ទៅកាក់ឡានដើម្បីសុំនេះសុំនោះដែលមាននៅលើរថយន្ត។ ដូចជារថយន្តដឹកមាន់ ក៏ប៉ូលិសសុំយកមាន់មួយក្បាលពីរក្បាល ជាដើមដែរ។ នេះបើតាមការលើកឡើងរបស់អ្នកដំណើរមួយចំនួន ដែលបានជួបហេតុការណ៍ផ្ទាល់ភ្នែក។

ចំណុចទី៣ គឺពាក់ព័ន្ធនឹងពាក្យសម្តីរបស់មន្ត្រីនគរបាលចរាចរណ៍តែម្តង ដែលត្រូវពលរដ្ឋរិះគន់ជាទូទៅ ថាមានពេលខ្លះ គឺអសុជីវធម៌ ហើយមានលក្ខណៈគំរាម និងសម្លុតជាដើម។

ជារួមមន្ត្រីនរគបាលចរាចរណ៍មួយចំនួន បានខិតខំកែទម្រង់ខ្លួនឯងបានច្រើនហើយ នៅឡើយតែចំណុចអសកម្មមួយចំនួនតូចទៀតតែប៉ុណ្ណោះ ដែលមិនទាន់អាចកែប្រែបានល្អប្រសើរ។ ផ្ទុយទៅវិញ ចំណុចខ្វះចន្លោះខ្លះតិចតួចរបស់មន្ត្រីចរាចរណ៍ ប៉ុន្តែវាអាចនឹងធ្វើឲ្យល្អក់កករខ្លាំង ប៉ះពាល់ទៅដល់ពានរង្វាន់អន្តរជាតិខាងសុវត្ថិភាពចរាចរណ៍ ផងក៏អាចថាបាន៕